Photographie

Psychologue, auteure, animatrice d'ateliers d'écriture, photographe... Choisir une seule de ces identités m'est impossible. Je suis tout à la fois : une exploratrice de l'humain, des mots et des images. Une passionnée aux multiples chemins, guidée par une même quête : comprendre, ressentir et transmettre.
La photographie est entrée dans ma vie en 2000, lors d'un voyage en Égypte. Face à la lumière, aux couleurs et à la beauté des paysages, quelque chose s'est révélé. Une évidence silencieuse. Celle d'un regard qui cherchait depuis longtemps son langage.
Pourtant, le chemin n'était pas tout tracé. Quelques années auparavant, un accident d'avion m'avait laissée amputée des doigts de la main droite. Mais la passion ignore souvent les obstacles. J'ai acheté mon premier appareil reflex et l'ai adapté pour pouvoir déclencher du pouce gauche. Ce geste, en apparence anodin, marquait le début d'une nouvelle aventure.
Depuis, la photographie accompagne chacun de mes voyages, réels ou intérieurs.
Elle me conduit aux confins du monde, sur les sentiers de trek, au cœur des déserts, des montagnes et des océans. Elle m'invite à ralentir, à contempler la délicatesse d'une lumière, la force d'un paysage ou l'élégance d'une architecture.
Elle me rapproche aussi de mes autres univers. Passionnée d'aéronautique, je traque les lignes et les mouvements des avions lors de meetings aériens. Dans Le Chant des peaux-cibles (Editions du Chameau), elle devient un outil pour raconter la résilience à travers les cicatrices. Pour illustrer la couverture de mon roman Anatomie d'une filiation (L'Harmattan), elle se fait abstraite et symbolique, au service des liens invisibles qui nous construisent.
Paysages, abstractions, portraits, architecture... Je refuse de choisir un seul territoire d'expression. Ce qui m'importe n'est pas le sujet, mais le regard porté sur lui.
À travers chacune de mes images, je cherche à révéler ce qui relie plutôt que ce qui sépare, à faire émerger un équilibre, une émotion, une résonance.
En un mot : une harmonie.
Paysages désertiques
Paysages glacés
Paysages des tropiques
Architecture
Lumières
Symboliques
Flammes
La peur ne m'a pas quittée.
Brûlée, j’entretiens avec le feu une relation empreinte de méfiance. Je redoute ses échappées, sa propagation, ses explosions.
Alors, quand je me suis retrouvée entourée de flammes pour ces prises de vue, j'ai dû faire un choix : fuir, ou faire confiance.
Faire confiance à celles et ceux qui avaient conçu ces installations enflammées. Faire confiance à ma propre capacité à traverser la peur.
Car ces flammes, je les trouvais belles. Et je voulais les saisir, les figer, les immortaliser.
Ces photos sont le fruit de ce dialogue silencieux entre la peur et la beauté.
Aéro
Faune
Hommages
Compositions












Expositions
Du 28 mai au 15 juin 2026
Regards multiples
Studio 45 (Paris 18e)
Pour cette première exposition au Studio 45, Talia Cohen-Boulakia a voulu réunir trois univers au sein d’une exposition collective proposant une multiplicité de regards sur la vie, sur les autres, et sur nous-mêmes.
Elle a choisi des séries qui dialoguent autour de la lumière, de la matière et du silence.
Trois regards singuliers.
Trois manières d’habiter le monde.
Et une invitation à regarder autrement.

Du 20 mars au 13 avril 2017
Entre structure et nature
Espace Cévennes (Paris 15e)
Tout semble opposer la structure et la nature.
L'une est pensée, construite, maîtrisée par l'homme. L'autre est libre, mouvante, imprévisible.
Pourtant, lorsque le regard s'attarde, les frontières s'estompent. Voyager m'a appris que la beauté se cache aussi bien dans l'œuvre de l'Homme que dans celle de la nature.
Au détour d'une rue, d'un pont, d'une façade ou d'un paysage façonné par les éléments, mon regard est souvent attiré par les lignes, les formes, les textures et les jeux de lumière. Derrière leur apparente diversité, ces univers révèlent des correspondances inattendues.
Les photographies présentées ici explorent ce dialogue subtil entre les structures créées par l'Homme et celles que le temps, l'eau, le vent ou la roche dessinent patiemment. Elles répondent aux tableaux de Bernard Dugacek dans une même recherche d'équilibre, de rythme et d'émotion.
Cette exposition est une invitation à ralentir le regard, à observer autrement et à découvrir que la nature et l'architecture parlent parfois le même langage : celui des formes, de la lumière et de l'harmonie.

Du 22 juin au 18 septembre 2015
Histoires d'eaux
Thermes de Saint-Gervais (Haute-Savoie)
L'eau est partout.
Elle sculpte les paysages, polit les pierres, creuse les canyons, nourrit les glaciers et porte les reflets du ciel. Tantôt calme, tantôt impétueuse, elle transforme sans cesse le monde qui l'entoure.
Cette exposition est née de mes voyages à travers plusieurs continents, à la recherche de ces multiples visages de l'eau. Glaciers du Groenland, geysers d'Islande, lagons des Maldives ou encore reflets d'Écosse composent une même histoire, celle d'un élément universel qui relie les hommes, les paysages et les cultures.
Aux Thermes de Saint-Gervais, l'eau est source de soin et de renaissance. Dans ces photographies, elle devient également source d'émerveillement et d'évasion. Tantôt matière, tantôt lumière, elle révèle sa force créatrice et sa beauté fragile.
À travers cette exposition, j'invite le visiteur à porter un regard différent sur cet élément familier. À ralentir. À contempler. À se laisser guider par les chemins de l'eau, depuis la goutte suspendue jusqu'aux immensités de glace et d'océan.
Car derrière chaque photographie se cache une histoire d'eau, et peut-être aussi une invitation au voyage intérieur.

Du 27 octobre au 28 novembre 2014
La beauté se cache dans les détails
Centre L'Adapt Thionis (Thionville)
Exposer mes photographies dans un centre de réadaptation fonctionnelle revêt pour moi une résonance toute particulière. C'est une manière de revenir là où tout a changé, et de transmettre, à mon tour, un peu de la lumière qui m'a été offerte.
À l'aube de mes vingt ans, un accident d'avion a brutalement interrompu le cours de ma vie. Gravement brûlée, j'ai passé trois mois en réanimation, en centre de traitement des brûlés. Puis est arrivé le temps de la rééducation, au centre de réadaptation de Coubert, en Seine-et-Marne. Huit mois de soins, d'efforts et de reconstruction. Dans cet univers suspendu entre fragilité et espoir, j'ai rencontré des professionnels d'une grande compétence. Mais au-delà de l'excellence médicale, c'est l'humanité, l'écoute et la bienveillance du personnel soignant qui ont profondément marqué mon parcours.
Des années plus tard, lorsque le centre L'Adapt Thionis m'a proposé d'y exposer mes photographies, j'ai vécu cette invitation comme une évidence.
La photographie a accompagné ma reconstruction. Elle m'a appris à regarder au-delà des blessures, à retrouver la beauté du monde, à renouer avec l'élan de la vie.
Faire entrer la photographie dans un lieu de soins, c'est ouvrir une fenêtre sur l'ailleurs. C'est offrir une parenthèse d'évasion, un souffle de beauté et de sérénité au cœur du parcours de réadaptation. C'est offrir aux patients, aux familles et aux soignants un instant d'évasion, de contemplation ou de rêve. C'est aussi témoigner que, même après les épreuves les plus profondes, le regard peut continuer à s'émerveiller.
À travers ces photographies, je souhaite simplement partager ce que d'autres m'ont transmis autrefois : la certitude que la beauté, l'espoir et l'élan de vie peuvent renaître, même au cœur des épreuves.

4 décembre 2008
Photographier le beau
Servir une cause
Lycée des Métiers de l’Hôtellerie Jean Drouant (Paris 17e)
Au fond de moi, j'ai toujours souhaité que mes photographies soient plus qu'un simple témoignage de voyage ou un regard posé sur le monde.
Cette exposition est née de cette conviction. Elle avait une double vocation : partager avec le public une passion pour la photographie et mettre en lumière l'action de l'association Relais Enfants-Parents / Solidarité Cameroun (REP / CAM).
Parce que l'image peut aussi être porteuse de solidarité, l'intégralité du produit des ventes a été versée à l'association afin de soutenir ses actions auprès des enfants et des familles qu'elle accompagne.
Lorsque la photographie devient un trait d'union entre les personnes, le voyage prend alors tout son sens.

Du 4 au 7 novembre 2001
Déserts et tropiques
Centre d'animation Les Amandiers (Paris 20e)
Peut-on opposer déserts et tropiques ? Quand les uns évoquent nudité et mort, les autres revêtent une connotation d’abondance et de vie. Et pourtant, déserts et tropiques ont beaucoup en commun : chaleur des couleurs, puissance de la nature, pureté des paysages et force de la vie.
C’est ce que cherche à révéler une série de photographies prises au cours de voyages en Martinique, en Tunisie, à la Réunion, en Egypte ou encore au Mexique.
















































































































